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Musée du Protestantisme Dauphinois

Le village médiéval du Poët-Laval

L’histoire du Poët-Laval est intimement liée à celle de l’ordre religieux des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, qui se développa en Terre sainte à l’époque des Croisades, parallèlement à l’ordre des Templiers, et s’est perpétué jusqu’à nos jours sous le nom d’Ordre de Malte.

Le village fortifié, perché sur une colline, domine la vallée du Jarbon. Le donjon du château des hospitaliers, la chapelle et le mur d’enceinte s’élèvent au sommet du rocher au début du 13ème siècle. Les habitations se regroupent ensuite au pied du château et s’étendent en aval de la chapelle.

Les 16ème et 17ème siècles furent troublés par les conflits entre Catholiques et Protestants et le village fut l’objet de nombreux combats.
Les Commandeurs quittèrent le lieu à la fin du 16ème siècle, la Commanderie et le château furent dévastés.
A la fin du 19ème siècle les habitants désertent le vieux village pour s’installer dans la vallée à Gougne. Au début du 20ème siècle, la voûte et la façade de la chapelle s’effondrent. Les maisons du vieux village ne sont plus entretenues et les pierres sont pillées.

Un patrimoine préservé, un village ressuscité

En 1926 le pasteur Emile Brès et l’architecte Cyril Morley créent l’Association des amis du Vieux Poët-Laval pour entreprendre le sauvetage du village.
C’est aussi sous l’impulsion d’Yvon Morin, longtemps président de l’association et maire de Poët-Laval de 1959 à 1977 que le village retrouve un second souffle. Les travaux réalisés sur toute la partie haute du village ont permis de redonner vie à ce lieu chargé d’histoire. Il est classé aujourd’hui parmi les plus beaux villages de France.

En parallèle, trois pasteurs : Jean Dumas, Boris Decorvet et Pierre Galand décident de créer un musée du Protestantisme Dauphinois. Inauguré en 1961 dans une ancienne demeure du 15ème siècle, devenue maison commune du village, puis temple au 17ème siècle. Il est parmi les très rares temples qui n’ont pas été détruits lors de la Révocation de l’Édit de Nantes.

Le musée présente, à travers des documents et des objets, les grandes périodes de l’histoire du protestantisme en Dauphiné.

Bernard Croissant, actuel président du musée, a retrouvé parmi les collections deux bobines 16 mm. Elles retracent les journées médiévales organisées par le musée en 1967 et 1968.
Les films, numérisés au Poët-Laval lors de la résidence drômoise, sont à découvrir ci-dessous en intégralité.

Les journées médiévales – 1

1967, 16 mm, couleur, muet, musée du Protestantisme Dauphinois
Habitants et visiteurs se retrouvent en ce jour d’août 1967 au Poët-Laval. L’occasion de parcourir en images les ruelles du village médiéval avant les restaurations de 1996 et 1998 et de tenter de reconnaître les visages familiers sous leurs tenues d’époque. Le château des Hospitaliers et son donjon surmonté de son pigeonnier, la chapelle Saint-Jean-des-commandeurs, la commanderie, le grand et le petit portail, la callée… .

Les journées médiévales -2

1968, 16 mm, couleur, muet, musée du Protestantisme Dauphinois
Les journées médiévales sont reconduites en 1968, la foule est tout aussi nombreuse et les festivités s’enchaînent dans la bonne humeur. Le film s’achève sur la prise de parole des pasteurs André Trocmé et Jean Dumas.

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